Non, ce n’est pas normal !

Ci-dessous le communiqué de presse de Gérard Voinnet, conseiller municipal du Groupe « Pontarlier – Écologie, envoyé à la presse locale le 3 janvier 2020, sous le titre « Non, ce n’est pas normal que Pontarlier perde à nouveau de la population »

L’Est républicain publie la réaction du maire de Pontarlier à l’annonce d’une nouvelle baisse de la population, et la présentant comme, somme toute, normale.  Bien sûr on habille les chiffres comme on veut. Ainsi, une perte de 434 habitants entre le 1er janvier 2012 (17 631 hab.) et le 1er janvier 2017 (17 197) peut se lire, soit comme une baisse moyenne annuelle de 0,49%, soit comme une perte totale de 2,46%. Mais cela ne change rien au constat global qui est que Pontarlier a compté un jour, au 1er janvier 2007, 18 938 habitants et donc que l’hémorragie est de 1 799 habitants en dix ans, soit  de 9,50 %  ou, si l’on préfère pour adoucir les chiffres de 0,95 % par an. Cette évolution « toutes les villes » ne l’ont pas connue ! Parmi les communes de notre proche région, seule Pontarlier est dans ce cas. Pour les cinq années de 2012 à 2017, Morteau augmente de 2,30% et Villers-le-Lac bondit de près de 10 %. Il n’y a donc pas lieu de se cacher derrière une tendance générale pour masquer les insuffisances d’une politique propre à notre Ville.

Ainsi dire de Pontarlier que c’est une des villes qui construit le plus de logements est un raccourci qui mérite plus d’attention. Ainsi, sur 10 ans toujours, de 2006 à 2016 (derniers chiffres disponibles) on a augmenté de 515 le nombre de logements. Or, dans le même temps les résidences secondaires ou occasionnelles et les logements vacants (qui représentent 7,6 % de l’ensemble des logements en 2016) augmentaient de telle sorte que le solde des nouvelles résidences principales disponibles n’est plus que 94, moins de 10 par an ! Avec une part non négligeable de la population qui a des revenus confortables et une telle raréfaction de l’offre de logements, il n’est pas étonnant que les « prix de l’immobilier » soient constamment à la hausse et soient quand même la première cause de l’érosion spectaculaire de la population. Le laisser-faire de la municipalité, soucieuse de « ne pas déstabiliser le marché de l’immobilier » – formule souvent entendue – conduit à ce naufrage démographique auquel la politique menée depuis 2017 et celle annoncée pour un éventuel prochain mandat par notre maire multi-président, ne saurait en aucun cas être à la hauteur !

Pour une analyse plus complète voir sur ce site l’article « Se loger »

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